Nouvelles mesures pour les crabiers – Les pêcheurs de la Haute-Côte-Nord ne sont pas concernés

Par 12:00 AM - 04 février 2018
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Les modifications imposées par Ottawa aux pêcheurs du golfe du Saint-Laurent n’affectent pas pour l’instant les pêcheurs de l’estuaire de la zone 17. Photo courtoisie

Les modifications imposées par Ottawa aux pêcheurs du golfe du Saint-Laurent n’affectent pas pour l’instant les pêcheurs de l’estuaire de la zone 17. Photo courtoisie

Forestville – Alors que les pêcheurs de crabe des neiges du golfe du Saint-Laurent (zone 12) devront modifier leurs engins de pêche dans le but de préserver les baleines noires de l’Atlantique Nord, les crabiers de la Haute-Côte-Nord (zone 17), ne sont pas concernés, du moins pour l’instant. Les nouvelles mesures ont été annoncées le 23 janvier par le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Dominic LeBlanc.

Les nouvelles directives pour prévenir l’empêtrement des baleines noires forceront les pêcheurs à notamment réduire la quantité de cordages flottant à la surface de la mer, marquer les cordages, identifier les bouées et déclarer toute perte d’engins de pêche.

Ces mesures sont en général bien accueillies par les pêcheurs, qui demandent que la saison démarre plus tôt, justement pour pêcher avant l’arrivée des baleines noires dans le golfe du Saint-Laurent.
Bien qu’il soit encore trop tôt pour tirer des conclusions, ces nouvelles mesures instaurées par Ottawa ne concernent pas les pêcheurs de crabes des neiges de la Haute-Côte-Nord qui évoluent dans la zone 17. « À mon avis, cela va nous toucher plus ou moins », dit Pierre Léonard, responsable des pêches à la Première Nation des Innus d’Essipit.

« Il y aura peut-être des recommandations à notre endroit à la suite des mesures prises dans la zone 12, mais tant que la présence de baleines noires ne sera pas constatée dans l’estuaire, ces mesures ne devraient pas toucher les pêcheurs d’ici. »

Néanmoins, Pierre Léonard fait preuve de prudence dans ses propos et réfère au comité consultatif et à la revue des pairs qui auront lieu en février avant de confirmer quoi que ce soit. « Avant le début mars, on ne pourra pas savoir s’il y aura des répercussions ici des mesures préconisées dans le golfe. »

Du crabe à Pâques?
Quant à savoir si les amateurs de crabe pourront se régaler à Pâques du délicieux crustacé, il est encore trop tôt pour se prononcer, d’autant plus que cette année la fête de Pâques est le 1er avril.

« C’est le comité de glaces dont je fais partie qui devra se pencher là-dessus. Comme d’habitude, nous effectuons un suivi de l’état des glaces pour que les pêcheurs puissent pêcher en tout sécurité. Habituellement nous commençons à nous parler vers le 15 mars et on prend une décision 72 heures avant une fermeture de la zone. Mais c’est certain qu’on travaille pour ça, c’est une tradition le crabe à Pâques », conclut M. Léonard.

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