Programme d’amélioration de la route 389 – Le maire Montigny réclame la création d’un comité de suivi

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 08 août 2018
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Le prolongement de la rue du Labrador dans le parc industriel Jean-Noël-Tessier se termine pour le moment à quelques centaines de mètres du terrain où Mason Graphite projette construire son usine. Photo Le Manic

Le prolongement de la rue du Labrador dans le parc industriel Jean-Noël-Tessier se termine pour le moment à quelques centaines de mètres du terrain où Mason Graphite projette construire son usine. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, réclame la création d’un comité de suivi du programme d’amélioration de la route 389. Il dit vouloir ainsi s’assurer que les travaux soient vraiment connectés aux besoins du milieu régional.

« Un comité de suivi, pour moi, c’est essentiel. Il y a des travaux qui ont été commencés, mais il y a plusieurs situations qui peuvent être problématiques avec les échéanciers de travaux », explique M. Montigny. Il pense notamment au tronçon 0-4 km, le futur accès de la route 389, dont une partie traverse le parc Jean-Noël-Tessier.

Le premier 1,1 km a déjà été réalisé au cours de la dernière année afin de permettre la construction prochaine de l’usine de Mason Graphite. On se souviendra que la Ville avait œuvré comme maître d’œuvre du projet de route financé par la Société du Plan Nord à la hauteur de 3,5 M$. Le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire avait, pour sa part, versé 570 000 $ pour le prolongement du réseau d’égout et d’aqueduc, un projet de 800 000 $ dont la différence a été à la charge de la municipalité.

Or, dans le nouvel échéancier dressé lors de la récente annonce de la contribution de 183 M$ du gouvernement fédéral au programme de réfection de 468 M$, le 27 juillet, le chef de projet au sein de la Direction régionale du ministère des Transports, André Bernatchez, a confié prévoir compléter les trois kilomètres restants autour de 2021, ce qui représente un retard de près de 2 ans. M. Montigny martèle qu’il faut que ça se fasse plus rapidement, du moins pour les centaines de mètres dans la suite du tronçon déjà construit.

Promoteurs intéressés
L’élu rappelle que des promoteurs potentiels souhaitent s’établir dans le parc industriel. On sait déjà que Les Métaux canadiens veulent y construire leur usine de transformation de silicium métal, mais d’autres entreprises auraient levé la main pour éventuellement acquérir un terrain.

« La première section, il faut qu’elle se fasse rapidement. Il faut qu’il y ait un chemin d’accès si des entreprises veulent s’y installer. Nous, ce n’est pas 2020 ou 2021 qu’on veut. Nos représentations, on les a faites à plusieurs reprises. Si une entreprise achète un terrain dans les prochains mois, clairement, il va falloir requestionner l’ensemble de l’échéancier », indique-t-il.

La Ville a investi près de 500 000 $, récemment, pour l’achat d’un terrain du parc industriel Jean-Noël-Tessier appartenant au ministère de l’Énergie et des Ressources, en plus de s’assurer d’être le premier acquéreur d’un autre terrain. Tout ça, c’est pour accélérer les choses pour l’acquisition de terrains par des promoteurs.

« Les terrains qu’on a achetés, on ne les a pas achetés pour rien. C’est pour ça que ça (l’échéancier des travaux) me préoccupe. C’est normal que ça prenne du temps, mais ce que je dis, c’est que dans l’éventualité où des promoteurs aient besoin d’un chemin pour être capable construire son terrain et son bâtiment, il faut s’adapter ».

L’impact d’un comité
Le comité de suivi, M. Montigny le voit être composé d’élus municipaux, provinciaux et fédéraux ainsi que de représentants des Premières Nations, du milieu des affaires et de la Direction régionale du ministère des Transports. Quelques rencontres par année devraient être suffisantes pour assurer un bon suivi et échanger sur l’avancement du projet, selon lui.

Un tel comité, insiste M. Montigny, permettrait à tous d’avoir l’heure juste au même moment. « Ça va être plus simple, car on va tous être à la même table. C’est plus complexe sans ça », souligne-t-il.La présence d’un comité de suivi lui permettrait de défendre sa position en exposant les dossiers sur lesquels la Ville travaille pour développer son parc industriel et assurer l’essor économique de la région.

Au moment de mettre sous presse, le journal Le Manic était toujours en attente d’une réaction de la Direction régionale du ministère à la suite de la demande du maire de Baie-Comeau.

Milieu des affaires
La Chambre de commerce de Manicouagan a émis un communiqué au cours des derniers jours afin de rappeler de l’amélioration de la route 389 pour l’avenir économique.

« Grâce à la 389, la grande région de la Manicouagan aura un rôle crucial et bénéfique au bien-être financier de ses industries, commerces et citoyens puisque Baie-Comeau consolide ainsi son titre incontestable de plaque tournante du Plan Nord pour le transport des marchandises, industries de transformation et la consommation de biens et services», a indiqué l’organisme dans un communiqué.

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