Un pont, nécessaire selon le conservateur

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Par Steeve Paradis
Un pont, nécessaire selon le conservateur
De l’avis du candidat conservateur Éric Barnabé, remplacer les traversiers par un pont à la hauteur de Tadoussac serait un investissement qui se rentabiliserait en moins de 40 ans. Photo archives Le Manic

Baie-Comeau – Le candidat conservateur dans René-Lévesque, Éric Barnabé, s’est rapidement rangé dans le groupe des partisans de la construction d’un pont sur la rivière Saguenay à la hauteur de Tadoussac, une infrastructure qu’il juge « nécessaire ».

Le candidat dit avoir eu « l’air d’un chevreuil devant les phares d’une voiture » lorsqu’on lui a expliqué la semaine dernière, avant son premier passage dans la circonscription, que faire la route Baie-Comeau-Québec était plus rapide en passant par Saguenay.

« Logiquement, la ligne droite est la plus courte, sauf pour le MTQ (ministère de Transports) », a lancé M. Barnabé dans un communiqué. « Malgré de beaux traversiers tout neufs et payés trop cher, l’attente est telle que le détour par Chicoutimi est plus pratique », ajoute-t-il. Mentionnons toutefois au passage que ces nouveaux traversiers ne sont toujours pas en opération à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine, le premier devant entrer en fonction en octobre.

Essentiel à la région
Pour le porte-couleur du Parti conservateur du Québec (PCQ), le transport fiable des marchandises et des personnes « est essentiel au maintien d’une région, surtout lorsque les services en région tendent à disparaitre » et que le Nord-Côtier moyen doit se rendre régulièrement à Québec.

« Faire un détour de 100 kilomètres à chaque fois est impensable dans une société moderne », enchaîne le résident de la Vieille Capitale, qui dit avoir recueilli les 100 signatures nécessaires au dépôt de son bulletin de candidature en quatre heures vendredi dernier, la veille de la date limite pour ce faire.

Éric Barnabé assure que le PCQ appuie la construction du pont, même si le parti n’a pas l’intention de se lancer dans les grandes dépenses advenant son élection. « Une dépense nécessaire qui profite à l’ensemble des contribuables de la Côte-Nord est une bonne dépense. Ce n’est pas une dépense électorale, c’est une nécessité », argue-t-il.

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