Abel et Joel espèrent être de retour en 2019

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 04 octobre 2018
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Abel Ortiz et Joel Alamando, deux travailleurs mexicains à l’emploi de la Ferme Manicouagan, repartiront bientôt dans leur pays après presque six mois passés chez nous. Photo Le Manic

Abel Ortiz et Joel Alamando, deux travailleurs mexicains à l’emploi de la Ferme Manicouagan, repartiront bientôt dans leur pays après presque six mois passés chez nous. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Abel Ortiz et Joel Almando en ont encore pour quelques semaines de travail à la Ferme Manicouagan à Pointe-Lebel, mais espèrent bien être de retour pour la saison 2019.

Avec l’aide précieuse d’une interprète, Oneida Mordan, la représentante du Manic a pu s’entretenir récemment avec les deux travailleurs agricoles recrutés au Mexique. Arrivés le 10 mai, ils repartiront dans leur pays au début de novembre. Ils auront ainsi passé près de six mois à travailler à la ferme.

Les deux compatriotes disent apprécier leur expérience et être bien traités par leurs patrons, Donald Bérubé et sa femme Françoise Marquis. « Ce sont de très personnes, on est bien traités. Merci mon Dieu », s’écrie l’aîné du duo mexicain, Abel, âgé de 30 ans et papa d’un enfant.

Ce dernier en est à sa cinquième expérience de travail agricole au pays, les quatre premières s’étant déroulées en Colombie-Britannique. Son contrat à la Ferme Manicouagan se distingue par le fait que l’entreprise est petite. À Kelowna, se souvient-il, 120 Mexicains étaient à l’œuvre.

De l’argent bienvenu

Les deux hommes sont vaillants et multiplient les heures de travail afin de gagner le plus d’argent possible. Il faut dire que la valeur du dollar canadien par rapport au peso mexicain leur est très profitable.

« L’argent d’ici vaut beaucoup plus que dans mon pays. Avec le taux de change, c’est beaucoup plus payant de venir travailler ici », poursuit le plus volubile des deux Mexicains.Payant est peu dire puisque ce que les travailleurs mexicains affirment gagner en une journée ici près de l’équivalent d’une semaine de paye dans leur pays.

Questionnés quant à l’ennui qui peut les gagner à l’occasion, Abel et Joel ne nient pas que certains moments sont plus difficiles que d’autres. Le plus jeune, âgé de 25 ans, qui en est à sa deuxième expérience de travail au Canada, avoue qu’il se sent très loin de sa famille et a eu parfois le goût de repartir chez lui.

Contrairement à son copain, Joel n’a pas de cellulaire pour lui permettre de garder le contact avec les siens sur une base régulière. Il utilise parfois le téléphone d’Abel, mais ce n’est pas pareil, laisse-t-il entendre.

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