Le pow-wow attire 1000 personnes à Pessamit

Photo de Charlotte Paquet
Par Charlotte Paquet
Le pow-wow attire 1000 personnes à Pessamit
On aperçoit de jeunes filles vêtues de leur regalia, leur costume de danse traditionnelle. Photos courtoisie

Baie-Comeau – Le Pow-wow de Pessamit a été « un succès sur toute la ligne », affirme le porte-parole du comité organisateur, Yan Riverin, en dressant le bilan de l’événement couru par près de 1 000 personnes au cours du dernier week-end.

Les 10 et 11 août, c’était la fête dans la communauté, la sixième du genre en autant d’années. Malgré une certaine confusion ayant prévalu autour de la présentation ou non de l’édition 2019, l’organisation a relevé le défi haut la main et le pow-wow a ravi les gens de la communauté ainsi que leurs visiteurs.

« À la base, un pow-wow, c’est un rassemblement. Les gens en profitent pour se ressourcer et danser. D’entendre le son des tambours et du teueikan, ça te reconnecte à tes racines », assure M. Riverin, en précisant que le teueikan est le tambour traditionnel innu.

À quelques reprises pendant la fin de semaine, les gens se sont d’ailleurs réunis pour danser le makusham, cette danse qui fait partie des traditions du peuple innu. Samedi, lors du premier makusham de l’événement, qui avait pour thème Nos jeunes cette année, l’entrée en scène effectuée par une aînée et un jeune garçon a été un moment touchant.

Le pow-wow est également l’occasion pour les Innus de danser en se vêtant de leur regalia, le costume de danse traditionnelle souvent fabriqué par eux-mêmes. « Tu pouvais voir et ressentir la fierté des jeunes, et des plus vieux aussi, de danser et voir aussi qu’ils ont fait leur regalia », fait remarquer le porte-parole.

Si le thème Nos jeunes a été retenu cette année, c’est qu’ils sont l’avenir de la communauté, explique-t-il. Les participants à la fête ont ainsi été invités à adresser leurs pensées et leurs prières à l’univers en songeant à ceux qui constitueront la prochaine génération.

Plusieurs visiteurs

Parmi le millier de personnes qui ont défilé sur le site, il y avait des visiteurs allochtones de la Manicouagan principalement, mais aussi des Innus d’autres communautés, des Algonquins, des Cris et des Atikamekw.

Les pow-wow sont un petit monde en tant que tel et plusieurs autochtones en font la tournée. Un peu à l’image des festivals country organisés ici et là au Québec, des rendez-vous sont lancés pratiquement chaque fin de semaine.

Fait à noter, le comité organisateur de l’édition 2019 a eu l’honneur d’accueillir deux chefs autochtones à ses activités, soit le chef innu de la communauté d’Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho, et la chef algonquine de Lac-Simon, Adrienne Jérôme.

Au-delà de ces deux invités de marque, M. Riverin tient à remercier l’ensemble des visiteurs au pow-wow du week-end dernier. « Nous apprécions la visite et ça démontre un bel esprit d’ouverture », conclut-il.

Partager cet article

Laissez un commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des