Chu rendue là….

Chu rendue là….
Lise Dion, manifestement en pleine possession de ses moyens,s’amène dans la région avec deux représentations à Baie-Comeau et autant à Sept-Îles. Photo Gilbert Fortier

« Et je l’assume », nous dira avec conviction et sincérité une des humoristes les plus adulées au Québec, Lise Dion. Et pour cause! Pas moins de 100 000 billets de Chu rendue là, son quatrième et dernier show, avaient déjà trouvé preneurs avant la première de novembre dernier à Montréal. Baie-Comeau et Sept-Îles ne sont pas en reste puisque les billets s’envolent sans crier gare pour les représentations de cette semaine.

Louise Savard

Et pourtant! L’humoriste a dû affronter une critique assassine du quotidien La Presse qui l’avait qualifiée de « résolument vulgaire » et de « femme des tavernes ».« Ça m’a fait de la peine, mais j’en suis revenue, nous a-t-elle avoué. Sauf que ça débalance au point de douter de la confiance qu’on avait envers l’écriture du spectacle. »

Mais si l’on se fie aux réactions de son plus que fidèle public et des salles qui affichent complet des mois à l’avance, force est de constater que les opinions diffèrent totalement. « Ce sont de jeunes trentenaires qui m’ont critiquée, mes sujets les touchent moins. Après les spectacles, les gens venaient me voir et me disaient : je ne comprends pas la critique. Je ne comprends pas. »

Un humour cru

Lise Dion ne cache pas que son langage est cru mais non vulgaire. « Je parle des travers du corps à un public de mon âge, les 60 ans et moins ».

Mémoire, ménopause, surplus de poids, célibat, difficulté de vivre seule (son Marcel n’étant plus dans sa vie), toutes ces réalités qu’elle affronte à l’aube de ses 64 ans.

« C’est mon spectacle le plus stand up possible, le plus près du public parce que c’est une conversation que j’ai avec eux. Mon plaisir c’est de voir dans la salle des gens dirent : oui, moi aussi c’est comme ça ».

Et quand on dit conversation pour l’auteure, on parle d’un langage des plus familiers, celui de tous les jours où les gens se reconnaissent. « On dirait que t’as écrit ça en nous regardant vivre, lui dit-on. Mais j’suis pareille comme vous autres, avec les mêmes inquiétudes. »

Entre autres sujets et blagues qui font réagir, celui des CHSLD. « On se demande qui va nous soigner alors je dis qu’on devrait finir nos jours en prison. Comme ça on serait bien traité! », lance l’humoriste.

Oupelaille! Soyez certains que le public en redemande si l’on se fie aux commentaires entendus. Sans compter bien sûr, ce medley de chansons qui permet une rétrospective de ses 32 ans de carrière, les punchs qui l’ont consacrée dans ce métier encore largement masculin.

Ce sera au public nord-côtier de juger de la qualité et de la pertinence de l’humour parfois cru d’une Lise Dion manifestement en pleine possession de ses moyens, lors de sa tournée qui l’amène pour deux soirs consécutifs au Centre des arts de Baie-Comeau les 3 et 4 septembre et à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles les 6 et 7 septembre.

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