Conrad O’Leary, le grand patriarche du ski de fond

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Par Sandro Célant
Conrad O’Leary, le grand patriarche du ski de fond
Conrad O'Leary vient de célébrer son 85e anniversaire et continue de pratiquer le ski de fond depuis près de 50 ans.

Il vient tout juste de souffler les 85 bougies de son gâteau. Il a débuté le ski de fond au début des années 70 et, près de 50 années plus tard, Conrad O’Leary est toujours fidèle et actif sur les pistes du club Norfond.

Tout comme le bon vin, le dynamique octogénaire vieillit très bien et garde la forme grâce à ses sorties régulières sur les sentiers aménagés tout près de la station de ski du mont Ti-Basse.

Né le 25 février 1935 et originaire de Rivière-Bleue dans la région du Témiscouata, le père de deux enfants (ses filles Danielle et Denise) en a vécu des expériences positives au cours des cinq dernières décennies.

« Dans le temps, le ski de fond devenait de plus en plus à la mode et j’ai débuté au cours de l’année 1972. À cette époque, le club n’existait pas et il n’y avait personne pour ouvrir la piste. Le premier qui arrivait faisait le chemin », se remémore le doyen des fondeurs.

Liberté

Dès les premières enjambées, le retraité de l’aluminerie Alcoa a su qu’il aimerait sa nouvelle passion. « C’est le plein air, mais également le sentiment de liberté qui m’attire. J’aime être à l’extérieur. Je bouge tout le temps et ça me fait du bien ».

Durant les années initiales, l’électricien de formation s’adonnait au ski durant les fins de semaine avant de se retirer du monde professionnel, en 1995, après 38 années de loyaux services.

« À l’époque, c’était normal pour un travailleur de prendre sa retraite à l’âge de 60 ans. Disons que j’ai ensuite eu plus de liberté pour pratiquer mon sport et j’en ai vite profité », avoue-t-il sourire en coin.

À sept minutes

Le résident de la rue De Bienville dans le quartier St-Georges est un homme structuré et méthodique, qui a besoin de seulement sept minutes pour se rendre à destination, soit le chalet l’Accueil du club Norfond.

Toujours en pleine santé, il possède encore cette passion et ce désir naturels. « J’ai cessé de fumer en 1968 et cela aussi m’a beaucoup aidé à garder la forme. Je peux faire du ski trois ou quatre fois par semaine, selon la température. Plus bas que moins 12, je n’y vais pas. C’est trop froid ».

Ses sorties régulières s’échelonnent sur 13 à 15 kilomètres et varient entre deux et trois heures. « J’ai mes petites habitudes. J’aime le plat, mais aussi les côtes. Quand ça va trop vite, je fais du chasse-neige pour me ralentir », prend-t-il la peine de préciser.

La raquette

Quand le ski de fond n’est pas accessible, M. O’Leary s’en remet à son plan B. « Tout près de chez moi, il y a un beau sentier de raquettes et je fais souvent des petites sorties avec des amis. Je continue de prendre l’air à côté de la maison. »

À la résidence, son épouse Jeannette Beaudin a longtemps suivi son homme en ski, mais a cessé depuis les dernières années. « Elle trouvait que j’allais trop vite pour elle. Aujourd’hui, elle s’occupe de la maison et de bien me nourrir afin que je garde la santé. À ce niveau, c’est elle qui mène et je l’écoute », assure le patriarche en guise de conclusion.

 

 

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