Les citoyens s’expriment sur le projet de parc national des Dunes-de-Tadoussac

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Par Johannie Gaudreault - Initiative de journalisme local
Les citoyens s’expriment sur le projet de parc national des Dunes-de-Tadoussac
Voici la carte qui a été présentée les 8 et 9 juillet pour l’aménagement du futur parc national des Dunes-de-Tadoussac. Chaque point représente un nouvel aménagement et la couleur indique le type d’expérience auquel il est associé.

Après plus de 30 ans, le dossier du parc national des Dunes-de-Tadoussac chemine enfin. Une présentation des futurs aménagements a été effectuée auprès des citoyens par des ateliers d’échange sur la plateforme Zoom les 8 et 9 juillet.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) et la Société des établissement de plein air du Québec (Sépaq) ont animé les discussions, à titre d’organisations responsables de la création du parc national.

« On travaille en complémentarité. Le ministère a pour rôle de créer et d’agrandir les parcs et il en confie la gestion à la Sépaq », d’expliquer la chargée de projets au MFFP, Geneviève Brunet.

L’objectif des ateliers d’échange était le partage d’idées. « Nous voulons donner l’opportunité aux citoyens de poser des questions et de faire entendre leurs propositions pour le secteur des Dunes. Nous sommes ouverts à faire d’autres rencontres en personne », indique Mme Brunet.

Aménagements

Le premier critère à respecter pour l’aménagement du parc des Dunes-de-Tadoussac serait qu’il devienne un lieu de rassemblement. Quatre autres volets y seraient consacrés, soit les expériences bien-être, randonnée, sable et découverte.

Tout d’abord, la maison des Dunes deviendrait un salon de thé. En haut de la dune intérieure, une promenade serait aménagée, une scène extérieure intégrée et des jeux pour enfants ajoutés.

Pour les adeptes de bien-être, l’art ferait partie intégrante du parc et du mobilier serait intégré au paysage. Un espace intérieur ou extérieur permettrait la tenue de séances de yoga ou autre, « juste un endroit pour relaxer et contempler le panorama », précise Karine Ménard, analyste d’affaires en projet d’immobilisation à la Sépaq.

En ce qui concerne la randonnée, la Sépaq prévoit l’aménagement de 10 à 12 kilomètres de sentiers pédestres, qui ont un fort pouvoir attractif de la clientèle, selon Mme Ménard. Les infrastructures existantes seraient améliorées et certains sentiers pourraient être partagés avec les cyclistes.

L’expérience sable consisterait en deux volets : artistique et camping. Un concours de château de sable pourrait être organisé et ainsi rassembler les familles, ou encore des œuvres éphémères par créées des artistes locaux pourraient y être exposées. Pour ce qui est du camping, 60 à 75 sites feraient partie de l’offre du parc.

Finalement, le parc se voudrait un endroit de découverte puisque l’ornithologie et l’histoire y seraient insérées. « Le volet ornithologie est déjà fort à Tadoussac, alors il faudrait bonifier ce qu’il se fait déjà en installant un tour d’observation, par exemple.

Quant au volet historique, « le lien avec les Premières Nations, l’arrivée des colons, etc., seront mis en valeur », soutient Karine Ménard.

Après cette présentation exhaustive, quelques citoyens ont fait savoir leurs craintes face à la création du futur parc national. Pour Sylvie Mercier, le manque de stationnement devra être pris en compte par les organisations ainsi que « la conservation de l’aspect naturel des lieux ». Les mêmes interrogations ont été partagées par Lilas Lamontagne, qui craint que le lieu soit « dénaturalisé ».

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