Un appel à l’aide saisi par Harold Michaud

Par Charlotte Paquet 2:14 PM - 01 mars 2022
Temps de lecture :

L’inscription HELP dans le givre d’un pare-brise et d’une vitre latérale d’une camionnette, immobilisée en bordure de la route 11 en Ontario, a intrigué le Baie-Comois Harold Michaud. C’est ainsi qu’une dame a été secourue après avoir passé neuf longues heures dans son véhicule en panne à une température ayant descendu à – 35 degrés Celsius. Photo courtoisie

« C’est bon de se poser des questions quand on voit quelque chose hors de l’ordinaire. » C’est cette conclusion que tire Harold Michaud, après avoir secouru une dame dont la camionnette, immobilisée en bordure d’une route du nord de l’Ontario, arborait le mot HELP (à l’aide) gravé dans le givre du pare-brise et d’une vitre latérale.

Interpellé par le journal Le Manic, le propriétaire d’Escorte routière Baie-Comeau, qui se trouvait dans ce coin-là pour le travail, a d’abord souligné qu’il ne voyait rien de bien extraordinaire à l’événement. Il en a ensuite raconté la trame, tout comme il l’avait fait succinctement dans une publication sur Facebook.

Dans les faits, suivi de son accompagnateur dans un deuxième véhicule escorte, Harold Michaud roulait sur la route 11 en direction du Québec vers 7 h, le jeudi 24 février, quand il a aperçu en sens inverse une camionnette sur le bord de la route avec les deux inscriptions HELP. « Vu que j’étais curieux, j’ai fait un u-turn», explique-t-il.

Dans la camionnette, il a découvert une femme endormie avec plusieurs couvertures pour se protéger du froid. Elle était là depuis 22 h ou 23 h la veille et le mercure était descendu à – 35 degrés Celsius, raconte le Baie-Comois, en ajoutant qu’elle arrivait de la manifestation à Ottawa.

« À 7 h, on l’a sortie de son camion, on a pris sa poche de bagages. Elle était tellement contente. Elle disait qu’on était ses sauveurs », poursuit M. Michaud. Finalement, 180 km plus tard, la dame a pu prendre un bon café chaud et faire appel au service de remorquage du CAA.

Le propriétaire d’Escorte routière Baie-Comeau souligne que si la conductrice n’avait pas été secourue par lui et son collègue, elle l’aurait été par quelqu’un d’autre. « Vu qu’il commençait à faire clair, quelqu’un l’aurait vue », conclut-il.

Galerie photo

Partager cet article