Des affaires plates

Des affaires plates

Ok, ok, prenez pas les nerfs. Après tout, on est toujours ben que le 19 décembre pis le tit Palestinien n’est pas encore dans sa crèche, alors, j’ai encore quelques
jours pour parler d’affaires plates. Pis si la magie de Noël s’est déjà emparée de votre petite personne, ben just too bad, vous débarquez ou vous endurez.

Je commencerai par remonter les bretelles des ceuzes qui partagent tout ce qui leur passe sous le nez sur Face de bouc. C’est quoi l’idée de partager toutes sortes d’annonces de commerces qui ne sont pas de la place pour supposément gagner le droit de s’acheter des guidis à meilleur marché?

L’autre jour on m’a partagé la publicité d’un peddler de viande et de poissons qui passe dans l’boutte, mais qui vient du pays des Géants. Hey, le monde, ça crée combien d’emplois dans la région cette cambuse sur quatre roues? On a des supermarchés, des poissonneries, des boucheries qui donnent du travail à nos gens, pis on va aller acheter chez les lâ-lâ? Mais ça va pas la tête…

Dans la même veine, un commerçant d’ici faisait de la publicité auprès d’un ami pour acheter des filets mignons de boeuf à l’extérieur. Dis-y donc, ai-je dit à cet ami, que si cette mentalité se propage à l’ensemble de la population, y va péter au frette avec son commerce.

J’ai parlé de supermarché tantôt, mais faut que je revienne un peu sur leur dos. La population est vieillissante, tout le monde sait ça. Mais nos grandes surfaces ne semblent pas comprendre qu’il existe une période de quelques bonnes années entre le moment où l’on commence à faire attention à ce qu’on mange et le moment où on tombe sur le manger mou. Et c’est une époque où les enfants ont déjà levé l’fly (du moins je vous le souhaite), ce qui a pour conséquence des tablées de deux personnes plutôt que de cinq ou six.

Si vous avez tous compris ça, voulez-vous ben me dire pourquoi vous vous fendez la partie arrière pour nous offrir des ciarges de spéciaux avec une mention FAMILIAL? Porc haché, boeuf haché, chops de porc, mettez-en, y’a de quoi nourrir trois à quatre ados en pleine croissance.

Mais mamie pis papy, eux autres, s’ils achètent ça, y vont chiquer du cochon pendant un gros mois. Pis si papy en demande un plus petit paquet, devinez ce qu’on va lui répondre? « Oui monsieur, on peut vous faire ça, mais ce ne sera pas le prix du spécial ». Si les partiels ne coûtaient pas si cher, je l’aurais mordu. Et ce n’est pas que dans la viande. Pourquoi n’y a-t-il pas des tits sacs de raisins de préparés pour les pas de famille? Pige dans l’un, pige dans l’autre, ça finit par te faire un sac où tout le monde a taponné les maudits raisins.

Je terminerai par une demande spéciale à nos marchands locaux. Y aurait-y moyen de trouver une compagnie qui vend des patates qu’on peut se contenter d’éplucher et qu’on ne soit pas obligé d’équarrir? Bout de ciarge, m’en fous de payer plus cher, mais trouvez-moi du bon stock.

Dans les derniers soixante jours, sur trois sacs, j’en ai jeté l’équivalent de plus d’un sac. Tsé quand tu épluches pis que tu pognes un tit point noir pis que tu coupes, pis tu coupes, pis tu coupes pour réaliser que t’es rendu au milieu de la maudite pétaque pis le noir fait la grosseur de ton pouce. Devinez-vous dans le fondement de qui j’ai envie d’aller foutre le restant du sac?

Joyeuses Fêtes et je reviens le 9 janvier.


NDLR : Cet article n’engage que la responsabilité de son auteur
et ne représente pas l’opinion du Journal.
Pour joindre l’auteur : chroniqueurs@lemanic.ca

Poster un Commentaire

avatar