Parti libéral du Québec : Les militants de René-Lévesque se préparent au vote

Par 12:00 AM - 20 février 2013
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Baie-Comeau – En vue du congrès à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ) qui aura lieu à Montréal les 16 et 17 mars, les militants libéraux de la circonscription de René-Lévesque éliront dimanche 24 délégués qui pourront voter afin de choisir le successeur de Jean Charest. C’est dans ce contexte que le Journal Le Manic s’est entretenu avec chacun des aspirants chefs, en les questionnant principalement sur leur vision du développement nordique et sur leur désir de diriger le parti.

Marlène Joseph-Blais

 

Raymond Bachand

L’ancien ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, considère que, dans le futur, les électeurs de la Côte-Nord se tourneront vers le Parti libéral, puisqu’ils comprendront que le développement de la province passe par les idées de cette organisation, celle qui a mis sur pied le Plan Nord. «Je pense que si les gens n’ont plus d’emploi, ils vont réagir pour survivre. On a besoin de créer des emplois si on veut payer tous les services sociaux», affirme le candidat, en ajoutant que le Parti québécois, depuis son arrivée au pouvoir, a complètement déstabilisé l’économie de la région, avec l’interruption du projet ferroviaire du CN et l’abandon des mini-centrales hydroélectriques, notamment.

«Je pense qu’à la prochaine élection, les gens voudront encore changer de premier ministre. Le Parti québécois (PQ) a paralysé l’économie et j’anticipe un printemps qui portera sur la langue et la laïcité», avance M. Bachand, qui se considère comme un candidat de choix pour les militants nord-côtiers, en raison de ses années passées dans l’administration du gouvernement de René Lévesque et à la présidence du Fonds de solidarité FTQ.

Philippe Couillard

Ministre de la Santé de 2003 à 2008, Philippe Couillard revient dans l’arène politique après quatre ans d’absence. «Il y a énormément de projets qui sont sur la glace actuellement et de nombreux emplois qui sont aussi sur la glace. Il faut rétablir tout ça», indique-t-il. Dans un contexte qu’il qualifie de difficile pour le développement nordique, M. Couillard considère que les résidents de la Côte-Nord seraient gagnants s’ils s’alliaient avec le PLQ. «Je prône une affirmation très forte de l’identité québécoise et je répète constamment que ça n’appartient pas à un seul parti», observe celui qui croit que les électeurs de René-Lévesque choisissent le PQ essentiellement parce qu’ils sont souverainistes.

Chirurgien de profession, le candidat entrevoit développer le Québec en misant principalement sur l’innovation et l’économie du savoir. «Je désire faire une contribution et je crois beaucoup en la nécessité d’innover. Je pense être en mesure de rallier les Libéraux et je l’ai prouvé au cours de la campagne en éloignant le débat des attaques personnelles et en le ramenant sur les idées», souligne-t-il.

Pierre Moreau

Spécialiste du droit municipal, Pierre Moreau a occupé diverses fonctions au sein de quelques ministères avant d’être nommé ministre des Transports de 2011 à 2012. Tandis que ses adversaires sont associés à l’économie et à la santé, il croit que c’est sa polyvalence qui le distingue des deux autres postulants. «Le chef de l’État, un peu comme un chef d’orchestre, doit avoir une vision plus large de ce qui se passe au gouvernement et dans l’ensemble des portefeuilles», dit-il. Après que son parti ait perdu l’élection en septembre, M. Moreau a décidé d’axer sa campagne sur le renouveau, autant en ce qui concerne les membres que les idées véhiculées.

Selon lui, l’actuelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, agit comme si elle dirigeait un groupe environnementaliste et il est primordial de reprendre le contrôle sur ce projet «emballant» qu’avaient entamé les Libéraux. «Ce qu’ils font à l’égard du Plan Nord, c’est catastrophique. Le chemin de fer est la principale voie d’accès vers le développement minier tel que nous l’avons imaginé», fait valoir le candidat.

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