Développement Amédée : La Ville et le promoteur sautent à la phase 3

Par 12:00 AM - 17 Décembre 2013
Temps de lecture :

Baie-Comeau – Malgré un semblant de ralentissement dans le développement résidentiel Amédée, la Société d’expansion de Baie-Comeau (SEBC) est confiante qu’en 2014 des maisons seront érigées sur les six terrains qu’elle a vendus à des citoyens dans la phase 1 et que la phase 3 sera amorcée par le groupe BR2P avec qui elle fait affaires.

Julie-Andrée Verville

Avec la conjoncture économique difficile, le groupe BR2P a décidé de se lancer dans la phase 3 du développement entre les secteurs est et ouest de la ville, qui proposera des multilogements, plutôt que de se concentrer sur les phases 1 et 2, comprenant une quarantaine de terrains destinés aux maisons unifamiliales. «Avec l’économie telle qu’elle est, on n’a pas choisi d’arrêter le projet, mais, au lieu de courir, on a décidé de marcher. On savait qu’il y aurait des temps faciles et d’autres plus difficiles, mais on ne pensait pas que les difficiles allaient arriver au début. Avec le resserrement du marché, on veut offrir des projets moins dispendieux aux gens», mentionne Éric Bonneville, président des Industries Bonneville, une des quatre entreprises membres du consortium.

Ce changement dans le développement Amédée ne poserait pas de problème à la Société d’expansion, qui avait déjà planifié de confier la troisième phase à un promoteur, en vue d’y injecter le moins de sommes possibles à même ses poches. «On lance la phase 3 et pour la phase 1, on se donne du temps. Ça ne modifie pas notre planification. Ça fait quelque temps que la Société d’expansion regarde pour des projets clé en main. Alors, on vend une grande superficie et le promoteur développe, selon nos spécifications. Quand le projet est terminé, la Ville reprend les rues. On n’a donc pas à faire de grands investissements», explique le directeur général de la SEBC, Richard Fournier, qui rappelle que lors des premiers échanges avec le Groupe BR2P, le consortium était d’abord intéressé à faire la phase 3, mais en raison du potentiel du marché immobilier, il avait décidé d’acquérir les 15 terrains de la première phase.

Cela ne veut pas dire que la phase 1 est complétement arrêtée. D’après la Société d’expansion et le consortium, plus d’options s’offriront ainsi aux futurs résidents du quartier, soit de se diriger vers une maison unifamiliale clé en main, une demeure autoconstruite ou des multilogements, puisque les deux phases se poursuivront en parallèle. «Là, on va offrir la nouvelle option Je participe, ce qui veut dire que les clients participent localement à trouver des sous-traitants, au lieu de leur proposer des projets clé en main. Ça va baisser les coûts. Définitivement, on va offrir des produits en bas de 200 000 $», explique M. Bonneville.

Horizon 2014

Le directeur général de la Société d’expansion de Baie-Comeau est confiant que la phase 3 pourra être entamée dès 2014. D’ailleurs, il est prévu que soient construits durant l’année des jumelés sur six terrains donnant sur la rue des Hémérocalles, qui devraient avoir une qualité esthétique supérieure en raison de leur emplacement à l’entrée du développement. Le vaste terrain de la troisième phase, qui a une superficie de 115 000 mètres carrés et devrait permettre d’implanter environ 185 unités de logement, de types jumelés, maisons en rangées et condominiums, n’a pas encore été officiellement vendu au groupe BR2P, mais ce dernier aurait une option d’achat sur le lot.

Pendant que rien ne se développe sur les 15 terrains que le groupe BR2P a acquis dans la phase 1 du développement, sauf l’implantation d’une maison modèle, les six terrains que la SEBC a conservés pour des résidences en autoconstruction auraient tous des promesses d’achats. Sur ces lots, trois maisons sont construites ou bien entamées, alors que quatre autres, dont une sur un nouveau terrain qui n’était pas prévu, devraient être érigées en 2014.

Du côté du promoteur, l’ouverture du bureau de ventes, en janvier, devrait permettre de mieux cerner les besoins et d’attirer la clientèle. «À la suite de la prévente de janvier, février et mais, on va être en mesure d’évaluer c’est quoi le marché et ce que les gens veulent vraiment. On sent une prudence, les gens tournent autour. Lors de la première prévente, ceux qui vont être opportunistes vont pouvoir bénéficier de transaction à montant moindre. L’économie tourne à leur faveur», soutient le président de Les Industries Bonneville.

Partager cet article