Chasse et pêche: la hausse du prix des permis provoque des inquiétudes

Par 12:00 AM - 13 avril 2015
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Baie-Comeau – La hausse substantielle du prix des permis de chasse et de pêche annoncée à la fin mars par le gouvernement Couillard provoque son lot de mécontentements dans le milieu, mais cause surtout bien des inquiétudes à propos de la relève et des retombées économiques.

Roxanne Simard

En 2015-2016, le prix du permis de pêche passera de 20,56 $ à 29,84 $, ce qui signifie une augmentation de 42 % pour les amateurs de pêche. Pour la chasse à l’orignal, le prix est fixé à 72,57 $, ce qui représente une hausse de 12,65 $, alors que, pour le petit gibier, il faudra débourser près de 5 $ de plus, soit 23,98 $.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) dénonce ces nouveaux tarifs, qu’elle considère comme étant non raisonnables.

«Alors que le gouvernement annonçait que les Québécois ne subiraient aucune augmentation de taxes ou de tarifs pour 2015, la hausse excède ce qui aurait pu paraître acceptable aux yeux des amateurs de chasse et pêche», peut-ont lire dans un communiqué.

Retombées économiques

Du même avis que la FédéCP, l’Association des chasseurs et pêcheurs Manic-Outardes affirme que cette hausse aura sans aucun doute un impact sur les retombées économiques puisque le prix du permis de chasse à l’original pour les non-résidents a augmenté de près de 100 $, pour se situer à 480,80 $.

«Il y a beaucoup de gens de l’extérieur qui viennent chasser dans la région, donc, si on diminue le nombre de personnes qui viennent nous visiter pour la chasse, on diminue les retombées économiques que ça procure», explique le vice-président, André Boulianne.

Selon lui, difficile de savoir comment les chasseurs vont réagir à cette hausse, mais, avec l’augmentation des prix des munitions, des armes à feu et en raison du contexte économique, il se peut que certains changent d’activité.

Embauche d'agents de la faune

Grâce aux revenus liés à la hausse du prix des permis de chasse et de pêche, le gouvernement réembauche les 16 agents de protection de la faune mis à pied en 2014 et prévoit en engager 24 de plus cet automne.

Le gouvernement évalue ces revenus supplémentaires à près de cinq millions de dollars. Selon le ministre Laurent Lessard, ces revenus supplémentaires seront réinjectés dans la protection, la mise en valeur et la conservation de la faune, en plus du maintien de l'expertise nécessaire à sa bonne gestion.

Article complet à lire dans votre édition du 15 avril.

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