Moustiques et mouches noires : portrait du printemps et perspectives pour l’été au Québec

Par 12:00 AM - 08 juin 2016
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COMMUNIQUÉ

TROIS-RIVIÈRES – On dit que les années se suivent et ne se ressemblent pas, et 2016 confirme l’adage. Les changements climatiques semblent amplifier la fréquence d’événements extrêmes ou inhabituels. Le Québec s’est distingué, au niveau mondial, par des vagues de températures plus froides, alors que la planète se réchauffe. Cependant l’hiver 2015-2016 a été parmi les trois hivers les plus chauds du Québec, pour le plus grand plaisir des mouches noires et des moustiques!

Les larves de mouches noires, qui se développent dans les rivières et les ruisseaux, ont été favorisées par de bons débits cet hiver, et par l’absence de frasil, ce qui peut les décimer. La première vague de mouches noires adultes confirme ces bonnes conditions, et dans certaines localités la nuisance atteint des niveaux élevés (jusqu’à 1,500 mouches noires capturées en cinq minutes!). La deuxième vague de mouches noires, maintenant sur le point d’émerger, s’annonce également forte en raison des débits élevés et de l’eau qui reste fraîche.

Les moustiques ont également profité des conditions météo. Les mares de fonte des neiges et les rives de cours d’eau inondées ont été étendues, et ne se sont pas asséchées rapidement, ce qui a donné tout le temps aux larves de moustiques de se développer et d’émerger sous forme d’adultes. Certaines régions du Québec connaissent une nuisance record ce printemps, avec plus de 2,000 moustiques capturés en cinq minutes.

Dans les municipalités bénéficiant d’un programme de contrôle biologique des insectes piqueurs, la nuisance résiduelle est parfois plus élevée ce printemps, même si le pourcentage de réduction reste constant.

On a beaucoup parlé de moustiques cet hiver, avec le virus Zika qui vient de se joindre à ceux du chikungunya et de la fièvre dengue dans les régions tropicales. Mais n’oublions pas le virus du Nil occidental et la maladie de Lyme qui sévissent maintenant au Québec. Il faut en réduire le risque en se protégeant par des répulsifs et des habits appropriés, tout en restant vigilant pour la présence de tiques ainsi que pour des traces de piqûres.

Ceci dit, souhaitons-nous un bel été!

Source : GDG environnement

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