Le nombre d’escales de croisière passe à 10 pour la saison 2016

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 05 octobre 2016
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Le a dû faire demi-tour en raison des très forts vents qui l’ont empêché d’accoster au quai de Baie-Comeau, le 27 septembre. Il devrait cependant être de retour aujourd’hui (5 octobre).

Le a dû faire demi-tour en raison des très forts vents qui l’ont empêché d’accoster au quai de Baie-Comeau, le 27 septembre. Il devrait cependant être de retour aujourd’hui (5 octobre).

Baie-Comeau – Au mitan de la saison des croisières à Baie-Comeau, un premier bateau a dû déclarer forfait et annuler son escale, l’une des 11 inscrites au calendrier 2016. En raison des vents violents qui soufflaient sur la ville le 27 septembre, le Seabourn Quest n’a pas pu accoster au port, mais ce n’est pas parce qu’il n’aura pas essayé.

« Il est venu et il s’est essayé d’accoster à quelques reprises, mais il n’a pas été capable », affirme Karine Blais, directrice générale par intérim de Croisières Baie-Comeau. L’autre option aurait été qu’il demeure à l’ancre dans le port et que les passagers joignent la terre ferme par l’entremise de navettes, mais là encore, les risques étaient trop élevés en raison des vents.

« C’est très triste quand on est tous prêts. C’est vraiment décevant », concède Mme Blais. Ce n’est pas la première annulation d’une escale dans l’histoire de Croisières Baie-Comeau, mais c’est la première dans de pareilles circonstances. « On est chanceux, car ça arrive dans tous les ports de croisières et c’est normal. Ça dépend des conditions de navigation et de température», précise-t-elle.

Le capitaine du Seabourn Quest, qui en était à sa deuxième visite à Baie-Comeau en deux semaines, a choisi de faire demi-tour dans l’intérêt de la sécurité de sécurité de ses 448 passagers, de ses 279 membres d’équipage et de son bateau. Le navire doit accoster à nouveau chez nous ce mercredi 5 octobre ainsi que le lundi 17 octobre.

Impact pour les affaires

Qui dit annulation de bateau dit également d’éventuelles ventes non réalisées pour les commerçants de Baie-Comeau, principalement ceux de Place La Salle où les croisiéristes sont nombreux à déambuler. L’impact financier est cependant bien difficile à quantifier, selon les principaux concernés.

Comme le fait remarquer Ian Beaulieu, copropriétaire de trois boutiques au centre-ville, dont Spin sports & plein air et Suzan Arsenault, adjointe au développement commercial à la Manufacture de savon Borale, le nombre de passagers et de membres d’équipage à bord des bateaux ainsi que leur lieu de provenance – les Américains dépensent plus que les Européens – peuvent changer la donne. L’âge des gens et l’épaisseur de leur portefeuille ont également un impact sur l’importance de leurs dépenses.

Une chose est sûre dans l’esprit de l’homme d’affaires, tant qu’à avoir une escale annulée, c’était préférable que ce soit celle du Seabourn Quest plutôt que celle d’un bateau plus gros, comme le Crystal Serenity avec son millier de croisiéristes et ses quelque 600 membres d’équipage.

D’ailleurs, lors du passage du gros navire à Baie-Comeau le vendredi 23 septembre, les affaires ont été extrêmement bonnes pour Ian Beaulieu, qui a doublé son chiffre d’affaires habituel pour un vendredi. Cette escale-là ainsi que les deux en simultané du 15 septembre lui ont permis, dit-il, d’établir de nouveaux records de vente liés à l’industrie des croisières.

Fait à noter, le Crystal Serenity sera de retour le 19 octobre. Il clôturera la saison 2016 des croisières à Baie-Comeau.

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