Les paramédics se font aussi entendre

Par Steeve Paradis 12:00 AM - 31 août 2017
Temps de lecture :
Les paramédics de Baie-Comeau, à l’emploi d’Ambulances Côte-Nord, ont manifesté lors de la visite du premier ministre Philippe Couillard jeudi. Ils espèrent un véritable déblocage des négociations dans le secteur préhospitalier. Photo Le Manic

Les paramédics de Baie-Comeau, à l’emploi d’Ambulances Côte-Nord, ont manifesté lors de la visite du premier ministre Philippe Couillard jeudi. Ils espèrent un véritable déblocage des négociations dans le secteur préhospitalier. Photo Le Manic

Baie-Comeau- Bien des gens attendaient le premier ministre du Québec lors de son passage sur la Côte-Nord. Les ambulanciers de Baie-Comeau et de Sept-Îles étaient du nombre.

Les paramédics de la région de Baie-Comeau, sans contrat de travail depuis mars 2015 comme le reste de leurs collègues du secteur préhospitalier, ont réussi à rencontrer Philippe Couillard quelques minutes jeudi matin pour lui faire part de leurs revendications.

Les ambulanciers ont ensuite fait clairement sentir à tous leur présence en accompagnant, sirènes, klaxons et gyrophares compris, le cortège du premier ministre. Cette escorte de deux ambulances s’est étendue sur environ un kilomètre, jusqu’à l’arrivée de M. Couillard au Manoir, où il rencontrait en privé quelques membres triés sur le volet de la Chambre de commerce de Manicouagan.

En gros, les paramédics désirent des offres salariales qui se comparent à ce qui a été offert aux autres employés du secteur public. « On nous présente plutôt une proposition qui nous fait régresser », a souligné Mathieu Bernatchez, à l’emploi d’Ambulances Côte-Nord.

Le premier ministre a aussi eu droit à un tintamarre à son arrivée à Sept-Îles, plus tard la même journée, alors qu’une trentaine de paramédics se sont improvisé un orchestre de trompettes.

Rappelons que dorénavant, les paramédics ne négocient plus leurs conditions de travail avec l’État, mais avec les entreprises ambulancières qui les emploient.

De plus, le financement gouvernemental de ces dernières a fait l’objet de compressions de 120 M$ sur trois ans, selon la CSN, de sorte qu’elles n’auraient pas la capacité financière pour accéder aux demandes syndicales.

Partager cet article