Des passagers prisonniers du CTMA Vacancier toute une nuit

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 23 janvier 2019
Temps de lecture :

Passer une nuit à bord du CTMA Vacancier au large de Matane et y passer une nuit dans un petit coin de paradis, c’est deux. On aperçoit ici le navire de croisière à son port d’attache de Cap-aux-Meules aux Îles-de-la-Madeleine. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Passer une nuit à bord d’un navire de croisière amarré dans un petit coin de paradis où il fait chaud, c’est agréable. Mais immobilisés au large de Matane, ça l’est moins.

C’est pourtant ce qu’ont vécu la trentaine de passagers à bord du CTMA Vacancier, un navire de croisières des Îles-de-la-Madeleine, dans la nuit de mardi à mercredi. Ils avaient embarqué à bord à 17 h  à Baie-Comeau.

Rappelons que le bateau assure le service à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout depuis le 8 janvier en raison des problèmes au système de propulsion du F.-A.-Gauthier. 

En début de nuit ce mercredi 23 janvier, la Société des traversiers du Québec (STQ) a confirmé qu’un bris mécanique au CTMA Vacancier l’obligeait à annuler le premier aller-retour de la journée entre les deux rives. La situation a cependant été corrigée à temps pour assurer le retour à la normale pour le deuxième voyage à l’horaire.

Manque de puissance

« C’est réglé. Les réparations ont été faites pendant la nuit », précise le porte-parole de la STQ, Alexandre Lavoie. Le bris mécanique a touché le moteur. Le bateau n’avait tout simplement plus assez de puissance pour naviguer dans les glaces aux abords du quai.

Selon M. Lavoie, le couvert de glace était particulièrement épais mardi soir en raison de l’absence de traversées de la veille. « La glace a pris un peu plus en profondeur. Elle a eu le temps de se cristalliser et de se figer en raison d’un manque de mouvement », poursuit-il.

La STQ a fait appel à un brise-glace pour ouvrir la voie au CTMA Vacancier dans la soirée d’hier, mais aucun n’était disponible. Le navire est donc resté au large du quai. Pendant la nuit, les mécaniciens à bord ont pu effectuer les réparations puisque les pièces nécessaires étaient disponibles.

Cabines fournies

La trentaine de passagers qui avaient pris le départ au quai de Baie-Comeau ont donc vu la durée de leur traversée se prolonger d’une douzaine d’heures.

« Ils ont passé la nuit sur le navire. On leur a fourni des cabines. Leur sécurité n’a jamais été mise en danger », explique Alexandre Lavoie. Les gens ont évidemment pu manger et se désaltérer.

À 7 h 15 mercredi, le navire réussissait enfin à accoster au quai de Matane.

 

 

 

Partager cet article