La tuberculose n’épargne pas la Côte-Nord

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Par Charlotte Paquet
La tuberculose n’épargne pas la Côte-Nord
Le dernier cas du tuberculose sur la Côte-Nord remonte à février 2019. Au CISSS, on refuse de préciser où il a été diagnostiqué. (Photo : Pixabay)

Baie-Comeau – La tuberculose pulmonaire qui a fait tant de morts à une certaine époque n’est pas complètement éradiquée et la médiatisation d’un cas, en début de semaine dernière à Québec, l’a rappelé. La Côte-Nord n’en est pas épargnée non plus.

Bon an mal an, la direction de la santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la région recense jusqu’à cinq cas de personnes atteintes de cette maladie contagieuse à déclaration obligatoire. En 2018, trois cas ont été rapportés. Aucun décès n’est cependant associé.

Depuis le début de 2019, une seule personne atteinte a été recensée, et ce, en février. Conseiller en communication au CISSS Côte-Nord, Pascal Paradis se limite à dire que le cas a été déclaré sur la Côte-Nord, refusant de s’étendre davantage sur l’établissement de santé concerné.

La tuberculose pulmonaire, dont les symptômes vont notamment d’une toux persistante à une perte de poids et de la fièvre, est une infection bactérienne des voies respiratoires. Selon M. Paradis, lors de la déclaration d’un cas, la procédure prévoit qu’une liste des personnes ayant été en contact avec la personne atteinte est élaborée. Parmi elles, certaines sont invitées à passer à un test de dépistage qui permettra d’identifier si elles ont été exposées à la bactérie ou non.

Dans l’éventualité où le test cutané à la tuberculine sera significatif, un examen médical et des tests complémentaires seront requis, notamment une radiographie pulmonaire. De plus, un traitement antibiotique en prévention peut être recommandé.

À traitement obligatoire

La tuberculose n’est pas qu’une maladie à déclaration obligatoire. Elle est également une maladie à traitement obligatoire. Aussi, les autorités de la santé s’assurent du respect du traitement dans son entièreté dès la déclaration d’un nouveau cas. « Nous faisons un suivi très serré de son traitement antibiotique durant toute sa durée afin de s’assurer de sa guérison complète », conclut le porte-parole.

Fait à noter, la tuberculose était la première cause de décès au Canada en 1867, d’après l’Association de santé publique canadienne. La mise au point d’antibiotiques dans les années 1950 a permis de lutter contre la maladie.

Avec environ 200 à 280 nouveaux cas par année (selon le site gouvernemental Québec.ca), les taux de tuberculose au Québec comptent parmi les plus bas au Canada et les plus faibles parmi plusieurs pays industrialisés.

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