Sur la Côte-Nord : L’APCHQ prévoit à peine 15 mises en chantier en 2020

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Par Charlotte Paquet
Sur la Côte-Nord : L’APCHQ prévoit à peine 15 mises en chantier en 2020
Si la Côte-Nord fait piètre figure en matière de construction neuve, elle est parmi les meneurs en ce qui concerne la rénovation résidentielle. Photo iStock

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) s’attend à 15 mises en chantier à peine en 2020 sur la Côte-Nord dans ses prévisions économiques 2019-2020 publiées la semaine dernière.

« C’est sûr que ce n’est pas la région la plus active en construction résidentielle », concède Paul Cardinal, économiste à l’APCHQ.

Avec 15 mises en chantier, ce qui représente un faible recul de 2 % par rapport à 2019, la Côte-Nord est à des années-lumière des prévisions pour les régions voisines. À titre d’exemple, en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, il est tout de même question de 75 nouvelles constructions l’an prochain, bien qu’il s’agisse là d’une baisse de 6 %.

Fait à noter, seulement quatre régions administratives devraient connaître une croissance de la construction résidentielle en 2020.

M. Cardinal tient à rappeler que si la Côte-Nord fait figure de parent pauvre du côté des mises en chantier, elle se reprend dans le secteur de la rénovation. Pendant le premier semestre de 2019, l’activité y a bondi de 31 % tandis que la moyenne provinciale s’établissait à une hausse de 9 %.

La méthodologie

Pour établir ses prévisions économiques, l’APCHQ étudie le contexte économique de la région, la démographie et la situation de l’habitation.

« Pour les perspectives économiques, je me fie sur Desjardins (études économiques). De 2018 à 2020, la région à la plus forte croissance économique, c’est l’Abitibi, suivie de la Côte-Nord. Ça s’accompagne habituellement d’une hausse de revenus et de l’emploi qui va repartir à la hausse », indique M. Cardinal.

Il poursuit en soulignant le léger recul démographique anticipé dans la région, qui vient mettre un bémol à l’optimisme du côté économique.

Enfin, en habitation, l’économiste fait remarquer que le taux d’inoccupation des logements dans la région démontre l’absence d’un besoin en construction de nouveaux immeubles à logements.

Même chose dans la construction résidentielle puisque le marché de la revente des maisons demeure encore à l’avantage des acheteurs.

« Si la croissance économique continue d’être plus forte et que ça se traduit par de la création d’emplois, ça va générer des besoins », conclut M. Cardinal sur une note positive.

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