Un déconfinement encourageant, mais un brin inquiétant

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Par Charlotte Paquet
Un déconfinement encourageant, mais un brin inquiétant
Un jour viendra où les soupers de famille impliquant grands-parents, parents et petits-enfants seront à nouveau permis.

Après avoir mis en place des mesures draconiennes pour limiter la propagation du coronavirus, le gouvernement du Québec, de concert avec les autorités de la santé publique, commence tranquillement à lever les restrictions. Encourageant certes, quoiqu’un brin inquiétant lorsqu’on sait que de nouvelles vagues de ce virulent COVID-19 sont anticipées.

Inquiétant pourquoi? Parce que le respect des consignes de base que sont le lavage des mains, d’éviter de se toucher le visage et de tousser dans son coude est loin d’être compris par tous. À cela ajoutons le nouvel élément de distanciation physique de deux mètres.

Oui, une étape à la fois, le déconfinement progressera. La mise sur pause de la vie en générale s’atténuera et c’est bien tant mieux. Les gens retrouveront leur liberté malmenée depuis la mi-mars. Mais ce processus de retour à une existence quasi normale, pour qu’il soit un succès, exigera à chacun et chacune de se responsabiliser et d’écouter les appels à la vigilance.

Un pas a été franchi la semaine dernière lorsque le gouvernement Legault a élargi la liste des entreprises jugées essentielles pendant la lutte contre la COVID-19. Les secteurs de la construction résidentielle, des mines, des garages et des centres jardins ont repris vie.

Québec a aussi entrebâillé la porte en vue de la réouverture prochaine d’autres petits commerces. Même attitude pour la levée des limites à l’accès de plusieurs régions, dont la Côte-Nord, qui avait pour but de les protéger contre d’autres endroits où la COVID-19 fait davantage de ravages. Ça s’en vient et même que c’est peut-être déjà arrivé au moment où vous lirez ce texte. Graduellement, les barrières tomberont, même s’il en restera certaines pour un temps.

Un jour viendra

Un jour viendra, et on l’espère plus hâtif que tardif, où la fameuse distanciation physique de deux mètres à respecter sera probablement revue selon les circonstances. On ne peut pas passer le reste de notre vie à deux mètres les uns des autres, sauf pour les personnes qui habitent sous le même toit.

Les soupers de famille avec les enfants et les petits-enfants reprendront. On n’aura plus à rester au pied de la galerie pour jaser avec la belle-sœur ou le beau-père sur le pas de la porte. On ne s’obligera plus à se tenir à l’écart en échangeant quelques mots avec une connaissance croisée au hasard. Et aller prendre un verre avec un couple d’amis redeviendra possible.

Oui, on retrouvera ce fameux sentiment de liberté au quotidien. Un sentiment qui est soudainement devenu plus cher depuis qu’on l’a perdu en partie en mars. C’est souvent comme ça que ça se passe : il s’agit d’être privé de quelque chose ou quelqu’un pour tout à coup réaliser l’importance qu’il avait pour nous.

On doit cependant se faire à l’idée qu’en 2020, même l’été et l’automne ne seront pas pareils. Finis les festivals et bien des rendez-vous sportifs qui font partie de nos vies depuis des années. Les grands rassemblements sont interdits jusqu’au 31 août et on ignore ce qu’il en sera après au chapitre des restrictions de foule?

Face à l’incertitude, des événements automnaux ne se tiendront pas. Chez nous, la Foire des arts a déjà lancé la serviette, même si l’événement ne se tient qu’en novembre. Le mythique Festival western de Saint-Tite, toujours présenté en septembre, vient d’annoncer l’annulation de son édition 2020. Et côté sportif, je ne gagerais rien sur la tenue des populaires marathons de Rimouski, en septembre, et de Québec, en octobre. On verra bien…

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